Remplaçante du Dr Huet Maingrey, orthodontiste à La Baule

Dr Julie MarxExercice réservé exclusivement à l'orthodontieRendez-vous

Au quotidien

Apprendre à son enfant à se moucher et à respirer par le nez

Garçon à la casquette rouge qui rit aux éclats

Respirer par le nez n’est pas un détail

Le nez filtre, réchauffe et humidifie l’air avant qu’il n’arrive aux poumons. La bouche, elle, ne fait rien de tout cela.

Mais il y a une autre raison, plus discrète, qui intéresse l’orthodontie : la façon dont un enfant respire oriente la croissance de son visage. Quand la respiration passe durablement par la bouche, la bouche reste ouverte, la langue tombe vers le bas au lieu de se plaquer contre le palais, et le palais — qui n’est plus soutenu de l’intérieur — se développe plus étroit et plus haut. Les dents manquent alors de place.

C’est pour cela qu’une respiration buccale installée est un motif de consultation à part entière, au même titre que des dents mal alignées.

Les signes qui doivent alerter

  • L’enfant dort la bouche ouverte, ronfle, ou se réveille la bouche sèche.
  • Ses lèvres restent entrouvertes au repos, sans qu’il s’en rende compte.
  • Il a le nez pris une grande partie de l’année, sans rhume particulier.
  • Son sommeil est agité, il est fatigué au réveil ou peine à se concentrer en classe.
  • Il mange lentement, ou s’arrête souvent pour reprendre son souffle.

Un seul de ces signes ne veut rien dire à lui seul. Plusieurs, installés dans la durée, méritent un avis.

Apprendre à se moucher, vraiment

Se moucher s’apprend, comme se laver les dents. Beaucoup d’enfants reniflent au lieu de se moucher, ou soufflent des deux narines à la fois, ce qui est inefficace et peut pousser les sécrétions vers les oreilles.

La bonne méthode tient en trois gestes :

  1. Un lavage au sérum physiologique ou à l’eau de mer, tête penchée, pour décoller les sécrétions.
  2. Une narine à la fois : on bouche l’autre avec un doigt, bouche fermée, et on souffle franchement.
  3. On change de côté, puis on jette le mouchoir et on se lave les mains.

Quatre à cinq fois par jour, et systématiquement avant le coucher. C’est répétitif, mais c’est en le faisant tous les jours que le nez reste libre, et qu’il redevient le chemin naturel de l’air.

Un exercice simple, deux minutes par jour

Une fois le nez dégagé, on peut entraîner la respiration nasale elle-même. Lèvres fermées, l’enfant bouche la narine droite et inspire par la gauche ; il bouche la gauche et expire par la droite, puis inspire par la droite ; il bouche la droite et expire par la gauche. Et ainsi de suite, une dizaine de fois.

Un autre exercice consiste simplement à marcher lèvres fermées en comptant jusqu’à vingt, en respirant uniquement par le nez, puis à allonger progressivement la durée.

Ces exercices sont d’autant plus utiles qu’ils sont courts et réguliers : mieux vaut deux minutes tous les jours qu’un quart d’heure le dimanche.

Quand le nez reste bouché

Si le nez reste encombré malgré des lavages réguliers, il faut en chercher la cause avant d’insister : végétations volumineuses, allergie, déviation de la cloison. Un avis auprès du médecin traitant ou d’un ORL est alors la première étape. Tant que le nez ne passe pas, aucun exercice ne peut fonctionner.

Au cabinet

Lors du bilan, le Dr Marx observe la respiration, la position de la langue et la fermeture des lèvres, puis prescrit les exercices adaptés, parfois accompagnés d’un appareil amovible. C’est l’objet de la rééducation fonctionnelle.

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